Aurons-nous vécu les dernières élections exclusivement "municipales" du siècle, en même temps que les premières ? En annonçant, après les conclusions du rapport Mauroy, la « démocratisation » des établissements publics intercommunaux, le Premier ministre répond, certes, à une exigence ; mois il ouvre aussi un vaste et délicat chantier de réformes. Selon les choix qui seront arrêtés demain (« adaptation de la loi PIM », élections couplées ou découplées des municipales, mode de scrutin...), le législateur, en effet, donnera ou non naissance à une supracommunalité citoyenne, et réglera différemment les relations entre les communes fédérées et le niveau communautaire. Le destin du département, à terme (en particulier en zones urbaines), dépendra aussi probablement de ces choix. Mais la décentralisation - faut-il le rappeler ? ne se réduit pas è l'inter ou ô la supra-communalité, fût-elle plus démocratique. C'est assez dire combien le débat global qui s'ouvre - et qui ne s'achèvera qu'au lendemain de la prochaine élection présidentielle -, est capital.