Les Ille journées de l'évaluation d'Issy-les-Moulineaux, sont l'occasion de reposer la question: ô quoi sert l'évaluation ? D'abord ô analyser les résultats d'une politique ; mais aussi ô soulever la question du sens même de l'action publique — ce qui la distingue du simple contrôle de gestion ou de la démarche- qualité. On comprend que son caractère «déstabilisant» heurte une certaine culture administrative française, et que les élus demeurent méfiants ô l'égard d'un concept qui peut paraître menaçant pour la liberté de choix politique. Pourtant, décentralisation et évaluation vont de pair, et on ne s'étonnera pas que celle-ci, très efficace dans la mesure des programmes, tende a se développer dans les régions et les agglomérations. Pourtant, si les avancées sont indéniables, les progrès de l'évaluation paraissent encore lents. Sous ce vocable-étendard, qui bénéficie de l'effet de mode, des réalités très composites cohabitent. D'où l'urgence d'une formation au métier d'évaluateur. Cette dynamique territoriale multiforme reste prometteuse, et il est probable que l'émergence des agglomérations amplifiera encore le phénomène. Mois ne nous y trompons pas : si la véritable impulsion viendra — ou ne viendra pas! — des élus, la diffusion de l'évaluation passe par une véritable révolution culturelle, administrative et politique...