Les partis et la décentralisation : la fin d'un consensus

La décentralisation aura 20 ans en 2002. Si personne ne nie plus l’importance des changements — bénéfiques — qu’ont connu les collectivités locales, ni l’ampleur des évolutions culturelles et politiques qu’elle a induites, qui ne voit que ce bilan positif se ternit et se corrode lentement, faute de décisions claires et courageuses ? Tant d’intérêts sectoriels se sont coagulés qu’on ne voit guère aujourd’hui comment avancer sans en froisser un certain nombre. Les responsables politiques qui sortiront des urnes en 2002 le voudront (pourront)-ils ? Les surenchères propositionnelles dont semblent saisis les partis et quelques personnalités politiques (cf. notre Dossier), laissent aujourd’hui perplexe — même si elles ne manquent pas d’intérêt. Elles font aussi apparaître de nouveaux clivages, et soulèvent une question de fond: la dé-centralisation est-elle une fin en soi ou une étape dans le cadre d’un processus plus global
de réforme politique ?