Territoires et mondialisations

La mondialisation est encore bien souvent synonyme de la fin du territoire. A la négation contemporaine de toute idée de frontière et à l’avènement d’une conception du monde qui nie les différences, s’ajoutent des processus de territorialisation lié à la recherche d’un enracinement dans un lieu ou encore d’une authenticité locale. On assiste alors à un phénomène de reterritorialisation. Afin de rendre intelligible cette nouvelle étape historique à laquelle nos sociétés sont confrontées, Pouvoirs Locaux suggère un chemin prenant comme point de départ la « nouvelle » géographie économique. La mondialisation, comme nouvelle étape du capitalisme a favorisé l’émergence de phénomènes de « glocalisation » qui mettent le local en relation directe avec les flux globaux. A l’heure d’une « mondialisation à haute résolution », les territoires locaux peuvent servir de « réservoirs privilégiés de ressources relationnelles » (P.Veltz) à condition bien entendu qu’ils privilégient la coopération sur les affrontements de « clochers ». Les enjeux politiques de ce début du XXIème siècle exigent l’affirmation d’une nouvelle stratégie politique. Comment l’Etat et les collectivités territoriales peuvent-ils assurer la coordination entre les multiples recompositions socio-spatiales ? Pourront-ils faire l’économie de concevoir un cadre conceptuel et mettre en œuvre les grandes réformes institutionnelles qui en découlent ?