Construire ce qu’on a envie de voir exister

Quatre regards sur l’attache au lieu et la vie active

–  « La vie active, c’est construire ce que tu as envie de voir exister », confie Frédéric Mazzella, qui n’a jamais séparé ses sphères personnelle et professionnelle, ni renié l’ancrage vendéen d’où tout est parti, la Vendée n’étant pas un point de départ qu’on quitte, mais le socle depuis lequel on part librement vers le monde.

Cette idée d’un lieu qui ne retient pas mais qui fonde irrigue, en creux, les trois textes qui suivent :

–  la cabane, elle, est le lieu avant toute construction de soi : abri rêvé chez Bachelard et Thoreau, elle devient aujourd’hui un objet que la loi s’efforce d’administrer, au risque d’en perdre la part d’enfance et de liberté.

–  Paris, à l’inverse, est un lieu qu’on peut habiter sans jamais se l’approprier, ou revendiquer sans y vivre — l’identité urbaine s’y construit par l’usage et le récit plus que par la résidence.

–  le territoire, enfin, devient sous l’impulsion d’acteurs économiques comme Engie une ressource que l’on fabrique collectivement, à des fins de légitimité.

Du lieu qui libère au lieu qui s’use, qui se rêve ou se construit, ces quatre textes interrogent ce qui fait qu’un lieu nous porte — et ce que nous choisissons d’y bâtir.