Décentralisation : "Acte Deux", Scène Un …

Après une série de « chauds » et de « froids » entre maires de grandes villes, gouvernement et parlementaires suite à l’annonce de la suppression des subventions de l’Etat au financement des transports publics urbains, un compromis devrait finalement être trouvé. Choqués du retrait spectaculaire de l’Etat, dés le budget 2003, de quelque 30 % des crédits de subventions d’inverstissement dans les transports publics urbains —Michel Destot (Grenoble) n’avait pas hésité à évoquer une « aberration écologique, sociale et économique » —, les maires ont fait valoir qu’entre une subvention et la proposition qui leur était faite de prêts avantageux auprès de la Caisse des dépôts, la marge était « large » ! Face à la levée de boucliers, le Premier ministre, sans revenir sur le fond de la décision, a annoncé que l’Etat tiendrait ses engagements pendant une « période transitoire » pour tenir compte « des opérations en cours » et s’est affirmé ouvert à la réflexion sur les modes de financement. Si l’on reste surpris, au moment même où l’on réfléchit à l’attractivité économique de la France et de ses territoires (cf. le rapport Huyghe), que les transports urbains ne soient plus une priorité nationale, on notera avec satisfaction que le Premier ministre a clairement invité les maires de grandes villes à « ouvrir un grand débat sur la place de l’agglomération dans les institutions françaises ». « Il s’agit, a déclaré J-P. Raffarin, de préparer la troisième étape de la décentralisation. »...