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« Les jeux relèvent du soft power et la France a su en tirer parti »

Entretien avec Patrick Clastres, professeur à l’Université de Lausanne (ISSUL/FSSP), historien, responsable du Centre d’études olympiques et de la globalisation du sport.

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Pouvoirs Locaux : Vous êtes historien, professeur à l’Université de Lausanne et responsable du Centre d’études olympiques et de la globalisation du sport. Vous êtes l’auteur de nombreux articles et ouvrages. Pourriez-vous préciser les perspectives scientifiques à partir desquelles vous abordez le sport en tant qu’objet de recherche ?

Patrick Clastres : Mon approche scientifique se distingue par une mise à distance factuelle et rationnelle de l’institution olympique. Bien que je dirige un centre d’études olympiques à Lausanne, ce dernier est totalement indépendant, tant sur le plan intellectuel que financier, de l’institution même, qui n’est pourtant qu’à quelques centaines de mètres. Cette indépendance est parfois mal comprise par les instances sportives, qui peinent à admettre que le sport puisse être étudié comme un objet scientifique…