Impartialité et saisine du conseil de discipline : le maire personnellement mis en cause ne peut pas signer le rapport disciplinaire
CAA Lyon, 4 févr. 2026, no 24LY02106 | Legifrance CETATEXT000053458420
Ces brèves et notes juridiques ont été spécifiquement sélectionnées pour comprendre les implications pratiques et les développements jurisprudentiels qui façonnent le paysage légal pour les entités publiques et aider à naviguer dans un environnement juridique en constante évolution. Les brèves juridiques sont classées par ordre chronologique, des décisions les plus récentes au plus anciennes.
« L’autorité territoriale investie du pouvoir disciplinaire ne saurait, sans méconnaître le principe d’impartialité et priver ainsi l’agent d’une garantie, saisir le conseil de discipline par un rapport dont le signataire est personnellement concerné par tout ou partie des faits reprochés à l’agent. » — CAA Lyon, 4 févr. 2026, n° 24LY02106, consid. 3
Les faits : une procédure disciplinaire répétée, deux fois entachée d’irrégularité
Cette affaire, jugée par la cour administrative d’appel de Lyon le 4 février 2026, illustre de façon remarquable les pièges d’une procédure disciplinaire conduite par une autorité directement impliquée dans les faits reprochés à l’agent. M. A., adjoint administratif principal de deuxième classe de la commune de Pont-de-Veyle, s’était vu infliger une première sanction de révocation prononcée par le maire, fondée…